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Les lettres Persanes

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Par   •  16 Décembre 2012  •  786 Mots (4 Pages)  •  733 Vues

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Montesquieu – Les lettres Persanes – Lettre IX

Les lettres Persanes est un roman épistolaire de Montesquieu publié en 1721 de façon anonyme afin d’éviter la censure. Ainsi le véritable auteur se présente comme simple traducteur de l’œuvre. A travers le roman, Montesquieu étudie la vie parisienne raconté par un étranger, Usbek, philosophe persan qui quitte Ispahan pour entreprendre voyage en Europe jusqu’à Paris avec son ami Rica. L’ouvrage raconte la correspondance des deux voyageurs perses racontant leurs aventures à leurs proches restés au pays. Usbek en quittant son sérail laisse derrière lui ses cinq épouses à un groupe d’eunuques noirs chargés de les garder. La Lettre IX des Lettres Persanes est située dans la première partie de l’œuvre racontant le voyage d’Ispahan à Paris. Les premières lettres permettent de placer le décor à la fois oriental et occidental. Dans la lettre IX, le « premier eunuque » envie Ibbi d’être parti servir Usbek à l’étranger. Il explique qu’il est attristé car en tant qu’eunuque, il n’est plus un homme pourtant ses ardeurs sont toujours là, rendant son travail difficile. Qui plus est, les femmes d’Usbek lui mènent la vie dure. Ainsi à travers sa lettre il évoque la difficulté à contenir ses propres désirs envers les femmes et de servir ces dernières au mieux. Le texte se divise en quatre parties. La première partie allant de la ligne 1 à la ligne 25 nous relate la solitude du premier eunuque qui doit s’occuper de cinq femmes capricieuses tout en faisant face à ses désirs. La seconde, de la ligne 26 à la ligne 51, nous fait part de l’autorité plaisante que ce même homme pense avoir. La troisième partie, de la ligne 52 à 68 nous démontre une autorité inversée rendant sa véritable condition au premier eunuque. Et enfin la dernière partie, de la ligne 69 à la fin, nous dépeint le portrait d’un maître autoritaire et supérieur. Dès la première ligne la jalousie est mise en avant. Le premier eunuque envie Ibbi tout en se considérant lui-même comme prisonnier de sa propre condition. La solitude est mise en avant par les paroles dramatiques du serviteur concernant la dure réalité de sa vie (l. 10). En revanche dans la seconde partie, la condition de serviteur semble disparaitre et le premier eunuque prend plaisir de son autorité sur les femmes. Grâce à sa fonction de gardien, il se persuade de son ascendance sur elles en faisant preuve d’une forme de sadomasochisme (l. 41-43). Mais part la suite, l’homme retrouve sa véritable condition puisqu’en l’absence d’Usbek les eunuques sont débordés et doivent répondre aux incessants caprices des femmes. Le premier eunuque est conscient de cette autorité alterné puisqu’il définit la situation en ces termes : « il y a entre nous comme un flux et reflux d’empire et de soumission ». Les femmes sont dangereuses, figure de la femme fatal excellant dans l’art de la manipulation à la fois du maître et des serviteurs. Ce qui nous amène la dernière partie où les femmes échappant à l’autorité du premier eunuque deviennent la cause des représailles avec son maître. L’eunuque a constamment peur d’être accusé à tord puisque qu’Usbek écoute ses femmes et non lui. La violence est omniprésente et souvent, l’eunuque a été puni pour une faute qu’il n’avait pas commise. Les femmes se révoltent

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