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Dans quelles mesures la littérature de fiction, tout en s’inspirant du monde réel, est fondée essentiellement sur des formes esthétiques héritées?

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Par   •  21 Septembre 2022  •  Dissertation  •  1 304 Mots (6 Pages)  •  27 Vues

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Ambre Rosenthal et Célia Lacheze

vendredi 16 septembre 2022

Plan détaillé de dissertation

INTRODUCTION:

Le jeu des renvois allusifs d’un texte à un énoncé antérieur, car comme le dit Montaigne “nous ne faisons que nous entregloser”. Nous sommes faits de souvenirs culturels, de tout un passé littéraire.

Avec cette citation, Montaigne fait référence au concept d'intertextualité énoncé pour la première fois par Gérard Genette en 1982.

Ce concept théorise l’ensemble des traces laissées par un texte donné par un ou plusieurs textes antérieurs. Cette pratique s’effectue de manière consciente ou inconsciente par l’auteur qui puise l’essence de son œuvre dans celles qu’il a vu préalablement.

C’est ainsi que ce sujet à éveiller l’attention de André Malraux dans l’ouvrage L’Homme précaire et la littérature . Il définit sa vision de l’intertextualité : “Tout narration est plus proche des narrations antérieures que du monde qui nous entoure ; et les oeuvres les plus divergentes, lorsqu’elle se ressemble dans le musée ou la bibliothèque, ne s’y trouvent pas rassemblées par leur rapport avec la réalité, mais par leurs rapports entre elles. La réalité n’a pas plus de style que le talent.” Ainsi, l’intertextualité est une notion nécessaire pour la rédaction et la lecture d’une œuvre. La narration romanesque ressemble plus à un miroir des œuvres qu’à la réalité. Par ailleurs, les œuvres se tissent comme des toiles d’araignée les unes aux autres mais pas seulement les œuvres littéraires, on fait référence au monde artistique en général. Ainsi, pour Malraux, l’intertextualité et l'esthétisme dont l’auteur s’inspire suivie de sa propre essence sont nécessaires et plus renommée pour la rédaction d’une œuvre qu’une simple histoire dépeinte de la réalité.

Ainsi, nous nous demanderons, quand quelles mesures la littérature de fiction, tout en s’inspirant du monde réel, est fondée essentiellement sur des formes esthétiques héritées?

Dans un premier temps, on s’attachera à analyser l’influence qu’exercent les œuvres antérieures. Puis nous verrons que malgré tout les œuvres littéraires peuvent se dissocier par leur propre singularité. Enfin, nous remarquons que le succès ne prend pas racine dans le caractère fictif de l'œuvre.

 

I- Les oeuvres puisent leurs sources dans celles qui les précédent

  A-  Une inspiration des oeuvres précédentes

 D’après l’écrivain André Malraux, “l’art née sur le terreau de celles qui l’ont précédée”, dans cette citation l’auteur dit explicitement que chaque oeuvre puise sa source, d’une précédente oeuvre est que l’auteur n’est donc pas à l’origine de l’ esthétique donné mais influencé par les oeuvres qu’il aurait lu. Cependant d’après Malraux cette notion de "d'intertextualité" ne ferait pas des écrivains des auteurs seulement gouvernés, ils resteraient tout de même instinctifs par le fond, malgré une forme dite “gouvernée”.

 

B- L’intertextualité essentielle à la Naissance du Roman

 

“Hors de l'intertextualité, l'oeuvre littéraire serait tout simplement imperceptible, au même titre que la parole d'une langue encore inconnue”. Dans cette citation Lauren Jenny souligne la nécessité de l'intertextualité dans une œuvre, il l’à défini comme un “language”.

Ainsi sans l’intertextualité une œuvre nous paraîtrait impossible à lire, ou totalement destructurée qu’elle nous serait indéchiffrables.

Le roman aurait alors des codes à respecter, on saisit son sens que dans son rapport à des archétypes, qui codent les formes d’usage du langage littéraire.  

  C- Néanmoins héritage ne signifie pas que la littérature n’évolue pas en son cours

Dans l’emploi du temps de Michel Butor, l’auteur à chercher à rompre avec tout type d’écritures traditionnelles qui se sont imposées au XIXe siècles, ce nouveau genre détonnant  apparu au milieu des années 50, est le nouveau roman, Butor en est l’un des pères fondateurs du genre.

Malgré son allure atypique le nouveau roman s’inspire pourtant d’auteurs classiques, les auteurs renouvellent en profondeur les conventions romanesques héritées du réalisme comme Balzac et Stendhal et du naturalisme de Zola et Maupassant.

Ainsi le nouveau roman qui paraît briser tous codes, n’est qu’en fait une réadaptation d’esthétiques classiques même encore au XXe et XXIe siècle.

TRANSITION: Roman qui évolue mais aussi roman qui se distingue de manière totalement singulière

II-  Toutefois, ces dernières peuvent se dissocier par leur propre singularité

   

A- La littérature comme “illumination” et puissance

“je me sens éblouis de milles lumières”, c’est ce que dit Jean-Jacques Rousseau, il prétend avoir comme expérience lorsqu’il eu la propre intuition de son propre système, et ce serait par ailleurs sentit “éblouit de milles lumières” comme un révélation où une foules d’idées vives se présentèrent à la fois avec une force et une confusion qui le jeta dans un trouble inexprimable, cette “illumination” est décrite par Balzac comme une puissance qui serait au dessus de l’observation et de l’expression, qui serait à la source du génie de l’auteur.

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