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Étude de la pièce de théâtre En Attendant Godot de Beckett: du début, page 9, jusqu'à « VLADIMIR : Pah ! (Il crache par terre) » (p .15)

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Par   •  26 Juin 2014  •  901 Mots (4 Pages)  •  464 Vues

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En attendant Godot

Scène d'exposition,

du début, page 9, jusqu'à « VLADIMIR : Pah ! (Il crache par terre) » (p .15)

Peu de didascalies. Pas de cadre bien défini.

Pas de division de scènes, deux actes.

Pièce qui perturbe l'horizon d'attente du lecteur. Traditionnellement, l'exposition permet de situer cadre, persos et éléments de l'intrigue à venir.

Cette exposition est une transgression/subversion des conventions du théâtre classique.

I- Une exposition originale, provocatrice et frustrante

1) Cadre spatio-temporel

Vingtaine de didascalies, donne infos très lacunaires au lecteur.

1ère « route à la campagne avec arbre» et c'est tout.

Espace indéfini, sans présence humaine.

2) Personnages

Deux persos découverts à travers leurs prénoms, d'abord, Estragon et Vladimir. Prénoms fantaisistes, invraisemblables, qui désacralisent les persos. Estragon = plante utilisée comme condiment dans certains plats, le rattache à la terre. Fait l'objet d'une subversion parodique, « gogo », diminutif péjoratif rendant le perso encore plus dérisoire.

Vladimir d'origine étrangère avec une touche d'exotisme. À faire des persos étranges, en marge de la sté française, ne serait-ce que par leur identité.

On apprend aussi qu'ils ont un passé commun, se connaissent depuis longtemps « alors, te revoilà, toi (…) je suis content de te revoir » ; scène de retrouvailles entre les deux persos, on en déduit qu'ils ont été séparés. Bribes d'infos, on ne sait rien de ce passé et de ses circonstances.

Occupations dérisoires ; Estragon essaie de mettre ses chaussures.

Image de sans-abris, vagabonds à existence précaire, nomades. Sont en haillons. Ont vestiges de leurs costumes d'autrefois. Chapeau melon suppose qu'auparavant, ont eu certaine dignité/aisance sociale.

On apprend qu'Estragon a été battu, profit du bouc-émissaire, maltraité par de mystérieux individus.

Deux anti-héros.

3) Intrigue

Aucune intrigue annoncée. Impression qu'aucune action ne va se dérouler devant nous.

Réplique symptomatique « Rien à faire » ; plainte de ne pas parvenir à enlever sa chaussure (constate ses efforts vains et inutiles) mais annonce aussi au public que ces deux persos n'auront jamais rien à faire. Condamnés à l'attente annoncée par le titre de la pièce. Résignation et fatalisme ici d'un perso qui symbolise inaction et passivité.

3te revoilà » ; « tu crois ? » ; on est déjà dans l'absurde ; Estragon semble douter de son propre retour.

p.16 : lecteur ignore ce que « voit /regarde» Estragon car pas de COD !

→ exposition insolite, déceptive, provocatrice parce qu'elle brise les attentes du public. Beckett veut remettre en quetsion ces attentes traditionnelles, les règles et facilités du genre théâtral en ne nous donnant pas les infos que nous sommes habitués à trouver à ce moment de la pièce.

Enjeu ; faire découvrir au public la relation entre ces deux persos : familiers (clochards) et en même temps invraisemblables, tristes et capables d'humour, deux persos ambigus à la relation ambiguë.

II- La relation entre les deux personnages

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