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"Qu'est-ce que le Tiers État?" de Sieyès

Commentaire de texte : "Qu'est-ce que le Tiers État?" de Sieyès. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  25 Avril 2017  •  Commentaire de texte  •  1 366 Mots (6 Pages)  •  7 282 Vues

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« Notre Nation doit s’unifier pour se réunir » a dit l’un des anciens présidents des États-Unis Georges W.Bush. La nation représente la population d’un territoire qui a des caractères communs (race, langue, religion) et surtout la volonté de vivre en commun.

L’abbé Sieyès ; fervent défendeur de la théorie de souveraineté nationale ; avait déjà cette idée lorsqu’il a écrit « Qu’est ce que le Tiers état ? » en 1789 (court écrit satirique qui s’en prend avec vigueur au régime et aux institutions mises en place).

L’auteur est un grand homme politique français de l’époque (1748-1836). Il a une influence décisive lors de la révolution française de 1789 dont il est à l’origine (qui suivra quelques mois après l’écriture de ce texte). Membre du comité de Constitution, député lors de la réunion de ceux-ci en Assemblée Nationale, président du département de le Seine, ambassadeur à Berlin en 1798 sous le Directoire, il préparera et dirigera le coup d’état du 18 brumaire qui marque l’arrivée de Bonaparte au pouvoir et jusqu’à la Constitution du 22 frimaire, il est consul provisoire.

Pour replacer le texte dans son contexte historique, il a été écrit en janvier 1789. La monarchie convoque les Etats généraux pour le 1er mai 1789. Ce texte est donc écrit en vue de la convocation des Etats généraux. À cette époque, les relations avec le roi sont tendues car le Tiers-Etat commence à revendiquer ses décisions afin d’accroître leur participation au sein de la nation.

L’intérêt du texte, est de présenter et critiquer la situation du moment et ainsi défendre le Tiers-Etat afin qu’il devienne « une classe » égale aux deux autres.

Le texte consiste ici à mettre en perspective les volontés et les revendications du Tiers-Etat.

Ainsi, la question est de savoir comment est-ce que l’auteur perçoit-il la Constitution politique d’une société dans l’extrait de son ouvrage « Qu’est-ce que le Tiers État ?» et quels sont les rapports qu’elle a avec la Nation ?

Nous verrons dans une première partie le Tiers-État dans la tripartition sociale (I) et dans une deuxième partie la volonté d’une égalité des droits entre tous (II).

Le Tiers-état : troisième ordre de la tripartition sociale

Nous verrons dans cette partie la place du Tiers-état dans la nation (A) et celle du Clergé et de la Noblesse (B).

La place du Tiers-état dans la nation : « un tout entravé et opprimé »

Dès le début du texte, il présente le Tiers-état d’une façon très simple mais qui laisse réfléchir : « Qu’est ce que le Tiers-état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien ». Le terme « jusqu’à présent » montre que le Tiers-état et son porte parole Sieyès sont prêts à faire évoluer cette mentalité et donc forcément les institutions qui forgent cet état d’esprit.

L’auteur expose clairement ce que souhaite le Tiers-état : « Que demande-t-il ? A y devenir quelque chose ».

Pour lui, le Tiers-état n’est pas assez associé au pouvoir politique alors que c’est lui qui fait vivre la nation par les vingt-cinq millions d’hommes qu’il représente et par sa volonté générale (paragraphe 8). Il doit prendre part à ce pouvoir pour l’instant trop centralisé et faire changer les privilèges.

La Noblesse et le Clergé : titulaire des privilèges

Dans un paragraphe du texte (le 2ème), l’auteur nous donne la définition de la nation pour en écarter les privilégiés (représentés par la Noblesse et le Clergé d’une façon implicite) : « la nation est un corps d’associés vivant sous une loi commune et représentée par la mm législature ».

Ainsi, il dit que les privilégiés sont étrangers à la nation par leur fainéantise (car ils ne participent pas aux travaux particuliers) et entend par cette phrase qu’il n’est pas normal qu’une portion de la nation ait des privilèges alors que celle-ci est censée vivre sous une loi commune, et donc à travers ces différences, ce n’est pas le cas.

Sans cet ordre privilégié, les classes supérieures seraient mieux tenues car leur seul but est de protéger leurs intérêts particuliers, incompatibles avec l’idée de nation.

La phrase suivante est beaucoup plus explicite, il dit clairement : « N’est-il pas trop certain

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