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Le torrent

Dissertation : Le torrent. Recherche parmi 260 000+ dissertations

Par   •  1 Février 2021  •  Dissertation  •  942 Mots (4 Pages)  •  346 Vues

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              En 1937, de Saint-Denys Garneau (1912-1943) publie son premier et dernier ouvrage : Regards et jeux dans l’espace. Ce récit, aujourd’hui vu comme un chef-d’œuvre, n’a pas reçu la même réaction lors de sa publication. En effet, dû à son usage du vers libre qui représentait un réel problème pour les critiques de l’époque, de Saint-Denys est bombardé de commentaires négatifs. Mis à nu face à la critique, de Saint-Denys va donc se retirer vers la campagne où, quelques années plus tard, il se noie dans la rivière Jacques-Cartier, rivière où il y présence de torrents et de rapides. C’est donc en 1950 que Anne-Hébert (1916-2000), la cousine de Saint-Denys Garneau, va publier « Le torrent », nouvelle dans laquelle nous pouvons suivre la vie troublée de François. François, similairement à de Saint-Denys, va se sentir mis à nu par une dénommée Amica (sa femme) puis va tenter de s’en éloigner, de la repousser pour, par la suite, se perdre dans ce qu’il nomme « le torrent ». Ce garçon nommé François Perrault et sa mère Claudine Perrault, qui vivent tous deux à la campagne, occupent la grande majorité de la nouvelle. À cause de son obéissance absolue à sa mère, François passera pratiquement l’entièreté de son enfance sans avoir la capacité de penser pour lui-même. L’extrait que nous allons analyser décrit la naissance du torrent chez François. Cette explication de texte comprendra deux parties. Nous verrons premièrement quel évènement causera l’émergence du torrent. Deuxièmement, nous nous attarderons à la forme sous laquelle celui-ci se manifeste chez François.

             

              Dans la première partie de l’extrait, François raconte le moment où, après avoir osé dire à Claudine qu’il ne va pas retourner au séminaire et qu’elle ne peut compter sur lui pour lui « redorer une réputation », il est attaqué par celle-ci. C’est à l’aide d’un trousseau de clefs que Claudine frappe François à la tête, le rendant sourd. La phrase « Ma mère bondit comme une tigresse » (l. 3) annonce le début du combat entre François et Claudine. Dans cette phrase, une comparaison associe Claudine à une tigresse. Cette comparaison permet de comprendre que Claudine, qui est maintenant décrite comme étant le prédateur, est prise d’une fureur déchaînée en tirant un lien entre celle-ci et la force indomptable d’une tigresse. On sent alors que le narrateur est maintenant la victime, après avoir été le prédateur en faisant tête à sa mère, et qu’il sait qu’il va passer un mauvais quart d’heure sous l’emprise de l’agressivité de Claudine. L’impression de François sur la situation semble ensuite s’intensifier lorsqu’il tente de s’éloigner de Claudine en reculant vers la porte. « Son visage était tout défait, presque hideux. Je me dis que c’est probablement ainsi que la haine et la mort me défigureraient, un jour » (l. 5-6), relate en effet le jeune homme. Cette allégorie remplace les concepts abstraits que sont la mort et la haine en une image concrète qui, dans ce cas-ci, est celle d’un visage hideux. Cette allégorie permet donc de comprendre que la haine et la mort, ou l’envie de tuer, est ce qui rend le visage de Claudine tout défait et hideux. On comprend alors qu’il est conscient que sa mère ressent de la haine à la suite de ce qu’il lui a dit et que celle-ci à l’intention de le brutalisé physiquement. On comprend également que François à l’intention de lui retourner la faveur lorsqu’il dit que probablement un jour, c’est lui qui aura ce visage. Le fait que François y pense suggère qu’il sait que sa mère n’irait pas jusqu’à le tuer. Par la suite, la mère de François va brandir un trousseau de clefs, ce qui va marquer un moment décisif dans leur combat qui pourrait être qualifié d’unilatéral puisque François ne va point se défendre. Le narrateur entame donc la description du trousseau de clefs en mentionnant qu’« [il] entrev[oit] son éclat métallique comme celui d’un éclair s’abattant sur [lui] » (l. 7-8). Dans cette phrase, une comparaison associe l’éclat métallique du trousseau de clefs à celui d’un éclair qui s’apprête à s’abattre sur lui. Cette comparaison permet de comprendre que tel un éclair duquel nous voyons la lumière avant le bruit de l’impact, le trousseau de clefs est vu par François avant qu’il en ressente l’impact sur son crâne, impact qui, tel l’éclair, se déroulera trop vite pour qu’il puisse réagir. Cette comparaison permet également d’affirmer que le trousseau de clefs fera beaucoup de dommage puisque celui-ci est comparé à une force de la nature : la foudre. On comprend alors que François réalise ce qu’il va se passer, mais que tout se déroule trop rapidement pour qu’il n’ait le temps de se défendre. Sa mère va donc le frapper à plusieurs reprises à la tête. En bref, François va tenir tête à Claudine qui va donc le battre, entraînant ultimement la surdité du narrateur. (810 mots)

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