LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

"Le soleil", Les Fleurs du mal, Baudelaire

Cours : "Le soleil", Les Fleurs du mal, Baudelaire. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  15 Novembre 2020  •  Cours  •  875 Mots (4 Pages)  •  708 Vues

Page 1 sur 4

Le soleil

Ce poème fut publié dans l’édition de 1857 des  Fleurs du mal , où il occupait la deuxième place, dans la section « Spleen et Idéal ». Dans l’édition de 1861, cette place fut occupée par « L’Albatros » et « Le Soleil » déplacé dans la nouvelle section des « Tableaux parisiens », ces poèmes offrant tous deux une réflexion sur la figure du poète. Le soleil semble donner vie auxsombres faubourgs parisiens. Nous nous demanderons donc en quoi ce poème constitue unéloge ? Nous verrons dans un premiers temps l’éloge du soleil et dans un second l’éloge de la poésie.

I] Eloge du soleil

1. Vision négative de la ville sans soleil

-Opposition très nette entre le cadre urbain et un cadre champêtre: v.3 deuxantithèses

mises en valeur par leparallélisme des deux hémistiches : « Sur la ville et les

champs,sur les toits etlesblés ». Ces deux oppositions produisent un effet de rapprochement : le regard s’attarde sur des détails plus précis, à mesure que le poème progresse.

- La première strophe correspond à la description de la ville, présentée comme un paysage inquiétant. Le faubourg est « vieux », les « masures », mises en valeur à la rime, connotent la pauvreté. Les persiennes, peut-être sur le point de tomber de décrépitude, « pendent » à ces masures : le rejet du vers 2 évoque cet état de délabrement où tout semble tomber en ruine.

Au vers 2, l’alexandrin estdéstructuré avec « abri » à la césure. Ceci reflète l’apparenceinsta  ble de ce paysage. D’ailleurs ce vers est difficile à lire. Faut-il lire « persiennes » avec une diérèse ou insister sur le «nes » finale ?

Au délabrement urbain correspond la décrépitude morale  : les « masures » riment avec les« secrètes luxures » dissimulées derrière les persiennes. Les sonorités labiales [b] et [p] ainsique lesdentales [t] et [d] hachent le rythme  de ces deux vers, de manière peu harmonieuse :« Le longd u vieux faubourg, oùpend ent aux masuresLes

persiennes, abrid es secrèt es luxures »

Ce monde corrompu comme on peut le voir avec la rime riche « villes » / « viles » sembleégalement malade, puisqu’il est fait allusion aux « hôpitaux » dans le dernier vers.

2. Le soleil porteur de vie

- Le paysage printanier de la deuxième strophe s’oppose à ce cadre urbain. La description est alors beaucoup plus positive que dans la strophe précédente. Le

soleil, qui était « cruel »,devient dans une périphrase méliorative «père nourricier  », ennemi des « chloroses », forme d’anémie donnant au teint un aspect verdâtre, à laquelle s’oppose la vigueur du paysage champêtre.

- La 2ème  strophe montre tous les bienfaits du soleil personnifié à travers les

verbes d’action :« éveille », « fait s’évaporer », « remplit », « rajeunit », « rend gai et doux » et « commande ».

- Au vers 13, on voit les qualités du soleil qui a unpouvoir vivifiant et rajeunissant

.- Le soleil est également embellisseur, en effet iltransforme lespaysages les plus laidscomme les faubourgs et les hôpitaux. (v.18)

 

- La vigueur des moissons quicroissent et mûrissent au vers 15 fait contrepoint au délabrement des masures des deux premiers vers. Les deux strophes semblent donc avoir été pensées comme deux descriptions antithétiques.- Toutefois les

effets  du soleil sur le paysage sont les mêmes sur la ville et sur les champs

 : les vers poussent entre les pavés dans la première strophe, et parmi les blés

...

Télécharger au format  txt (6.8 Kb)   pdf (39.8 Kb)   docx (11 Kb)  
Voir 3 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com