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Les Fables de Jean de la Fontaine, livre VII à XI

Analyse sectorielle : Les Fables de Jean de la Fontaine, livre VII à XI. Recherche parmi 229 000+ dissertations

Par   •  11 Novembre 2019  •  Analyse sectorielle  •  1 397 Mots (6 Pages)  •  65 Vues

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Qui est Jean de La Fontaine ?

Né à Château-Thierry en Champagne en 1621, Jean de La Fontaine s’installe à Paris en 1658, et fait partie des artistes qui entourent le ministre Fouquet au château de Vaux-Le-Vicomte.

Après la disgrâce de Fouquet, La Fontaine fréquente les salons parisiens et obtient la protection de diverses personnes, notamment Mme de la Sablière.

Auteur classique, il est célèbre pour ses Fables publiées en 1668 (livres I à VI), 1678-1679 (livres VII à XI) et 1694 (livre XII) qui visent à « plaire et instruire » La Fontaine tire aussi du classicisme son admiration pour les Anciens chez lesquels il puise son inspiration (Esope, Phèdre, Pilpay). Il prend parti pour les Anciens dans la célèbre querelle des Anciens et des Modernes.



Comment résumer les Fables (livres VII à XI) ?

Les fables des livres VII à XI ne se résument pas si facilement puisque La Fontaine dans son « Avertissement » revendique justement leur diversité :

« j’ai jugé à propos de donner à la plupart de celles-ci un air et un tour un peu différent de celui que j’ai donné aux premières, tant à cause de la différence des sujets, que pour remplir de plus de variété mon ouvrage« .

Cette variété touche les sujets abordés (critique sociale et politique, peinture des vices humains, confidence lyrique…), les personnages (des animaux anthropomorphes comme dans « Le rat qui s’est retiré du monde« , des humains comme dans « Le savetier et le financier » ou « Les deux amis » ), les styles et les tons (ton satirique, polémique dans « Les animaux malades de la peste », lyrique dans « Les deux pigeons » ).

L’unité des Fables est donc à trouver dans l’univers poétique qui les anime et dans la sagesse qui en ressort, une sagesse fondée sur le bon sens, le pragmatisme et la simplicité.

Quels sont les thèmes importants dans les Fables (livres 7 à 11) ?

La ruse

La ruse ou la tromperie est un ressort classique de la comédie et La Fontaine se plaît à utiliser fréquemment ce registre, comme dans « Le loup et le chien maigre » (Livre IX) où le loup se fait berner par un chien rusé ou dans « La Cour du lion » où le renard doit ruser pour échapper aux foudres du roi.

Dans « Les obsèques de la Lionne » , le cerf ne doit sa survie qu’à l’invention d’un songe qui trompe le lion (Livre VIII).

Dans « Le singe et le léopard« , La Fontaine ne cache pas sa préférence pour la ruse et l’esprit du singe, qui s’oppose à l’apparence du léopard, belle certes, mais qui cache une absence de qualité intérieure.

Dans « L’Huître et les Plaideurs » (Livre IX), la justice, représentée par Perrin Dandin, trompe les deux plaideurs en mangeant l’huître qu’ils se disputent et en laissant à chacun des plaideurs une écaille.

La vanité

La vanité est un défaut humain récurrent dans les Fables.

L’homme dans « L’homme et la couleuvre « (livre X) a la vanité de se mettre en tête que « tout est né pour (lui), quadrupèdes, et gens, et serpents ».

Le coq vainqueur dans « Les deux coqs » périt en chantant sa victoire sur un toit.

Le Héron du livre VII dédaigne la carpe, les tanches puis le goujon. Le soir venu, affamé, il se contente d’un limaçon, sa vanité se trouvant là punie.

Dans « Le coche et la mouche » (livre VII), la mouche se croit indispensable alors qu’elle n’est qu’une gêne.

Le rat qui critique l’éléphant voit sa vanité punie par le chat (« Le rat et l’éléphant », livre VIII).

Par cette condamnation de la vanité, La Fontaine engage l’homme à rester dans la mesure.

La justice

La justice est particulièrement visée dans les livres VII à XI.

« Les Animaux malades de la peste » critique la partialité de la justice qui rend ses arrêts selon la position sociale de l’accusé ou du plaignant : « Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements vous feront blanc ou noir».

« L’Huître et les Plaideurs » (livre IX) illustre l’avidité de la justice qui de surcroît ne rend justice à aucun des plaignants.

Le chat dans « Le chat, la belette et le petit lapin » (livre VII) abuse de son pouvoir en croquant les deux plaignants.

L’illusion

La Fontaine dénonce les illusions de l’imagination, fidèle en cela à l’enseignement de Pascal dans les Pensées qui enjoint les hommes à se méfier des tromperies de l’imagination.

Dans « La laitière et le Pot au lait » (Livre VII), Perette se perd dans des rêveries irréalistes, tout comme le curé dans « Le Curé et le Mort » : ils sont tous deux vite rattrapés par la réalité.

La Fontaine nous invite à rechercher le bonheur dans le moment présent et dans une vie simple proche de la nature (« Le songe d’un habitant du Mogol », livre XI).

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