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La princesse de Clèves

Fiche de lecture : La princesse de Clèves. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  23 Novembre 2021  •  Fiche de lecture  •  2 416 Mots (10 Pages)  •  278 Vues

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1678

La princesse de Clèves

Madame de la Fayette

1. Présentation rapide

L’œuvre La princesse de Clèves est un roman publié anonymement en 1678 et écrit par madame de Lafayette. Son cadre historique est réel puisque l’histoire prend place à la cour des Valois. On suit une jeune fille, Mademoiselle de Chartres, qui épouse le prince de Clèves mais qui tombe amoureuse du duc de Nemours. Ce roman est un des premiers du genre « psychologique ».

2. Auteur et mouvement

Madame de Lafayette (1634-1693) a grandi dans une famille noble et a reçu une importante éducation littéraire. Elle est une femme de lettres particulièrement connue pour être l’auteure de La princesse de Clèves, mais a également ouvert son propre salon lorsqu’elle s’est installée à Paris, où elle recevait des figures importantes comme Racine ou Boileau. Elle est à cheval sur plusieurs mouvements littéraires comme le classicisme ou la préciosité.

3. En quoi peut-on dire que cette œuvre est classique ?

        

        a- Rappel définition

Le classicisme est un mouvement essentiellement présent à la fin du XVIIe siècle. Parmi ses caractéristiques figure l'imitation des œuvres de l'Antiquité, qui sont considérées comme la perfection par les artistes classiques. La règle des 3 unités : « Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli / Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. » (Nicolas Boileau), est également très importante. Elle comprend l'unité d'action : une seule intrigue principale, l'unité de lieu : l'action doit se dérouler toujours au même endroit ; et l'unité de temps : l'action doit tenir dans le cadre d'une journée. La vraisemblance est très importante.

b- Dans la Princesse de Clèves 

Cette œuvre peut être caractérisée d’œuvre classique. En effet, plusieurs « règles » du mouvement classique sont retrouvées :

- L’unité d’action : le combat intérieur de la Princesse de Clèves

- Même si l’unité de temps n’est pas complètement respectée (durée de 1 jour), l’histoire ne s’étend pas sur une très longue durée, environ 1 an

- Tous les personnages sont de la royauté ou de la noblesse, ce qui était très courant dans le mouvement classique

- Vraisemblance = l’histoire se passe dans un cadre historique réel = personnages réels : la cour des Valois, Henri II (tous les personnages sont réels exceptés la princesse de Clèves et Mme de Chartres) ; évènements réels : la mort du roi Henri II ; lieux réels : Le Louvre.

- Présence du certaine moralité/ « sagesse » de la part de la Princesse de la princesse ; elle ne cède pas à la passion, morale principale du livre = La passion est néfaste

4. La présence des récits enchassés

        a- Définition

Un récit enchâssé est un récit qui se trouve à l’intérieur d’un récit principal. On observe que chaque récit enchâssé laisse place à un nouveau narrateur (un narrateur différent de l’histoire principale). Ces récits offrent une perspective morale (fonction cathartique) : une mise en garde ou une leçon.

        b- Dans la Princesse de Clèves

  • 1er récit enchassé :

Page 44 à 49 : l’histoire d’amour entre Diane de Poitier (la duchesse de Valentinois) et les rois, racontée par Mme de Chartres à sa fille la princesse.

Ce récit a pour but de mettre en garde la princesse (à cette époque encore Mlle de Chartres) sur les passions, l’amour, la jalousie ainsi que l’hypocrisie et les rivalités à la cour.

En effet, Mme de Chartres raconte à sa fille comment la duchesse de Valentinois est devenue la maitresse du roi François I, puis de son fils Henri II. Elle y évoque la jalousie de la duchesse de Valentinois envers la duchesse d’Etampes, dont le roi était tombé amoureux, ou encore la jalousie qu’éprouvait le roi pour son fils lorsque qu’il avait une « relation » avec Diane de Poitier. Le manque de fidélité de la part du roi pour ses maitresses est aussi évoqué.

Mme de Chartres parle également de l’hypocrisie et des rivalités dans la cour, comme par exemple celle entre la reine et M. le connétable. Ce récit montre aussi l’innocence de la princesse qui avoue qu’elle « [n’aurait] jamais soupçonné cette haine »

= Ce récit enchassé permet de cadencer le récit ainsi que de rajouter de la vraisemblance à l’histoire car c’est une parenthèse historique. (Tout est vrai)

  • 2e récit enchassé :

Page 60 à 67 : les histoires d’amour et la tromperie de Mme de Tournon, racontées par Mr de Clèves à Mme de Clèves. Ce récit a pour but de montrer à la princesse que les apparences sont trompeuses. En effet Mme de Clèves est extrêmement surprise d’apprendre cette histoire : « L’on ne peut être plus surprise que je le suis, dit alors Mme de Clèves, et je croyais Mme de Tournon incapable d’amour et de tromperie. » Cela montre que sa vision de la cour est faussée.

Dans ce ce récit, Mr de Clèves raconte à sa femme comment il a découvert la relation de Mme de Tournon et Sancerre. Il narre également la découverte de la tromperie de l’amante avec Estouteville, un ami proche, juste après la découverte de la mort de Mme de Tournon. On voit a quel point Sancerre l’aimait.

Mme de Clèves se reconnaît un petit peu dans l’histoire de Mme de Tournon, vu qu’elle aussi, en aime un autre.

Lorsque Mr de Clèves a fait une remarque sur l’honnêteté et sur sa réaction potentielle dans une situation pareille, Mme de Clèves se « trouva un certain rapport avec l’état où elle était, qui la surprit, et qui lui donna un trouble dont elle fut longtemps à se remettre ».

= Ce récit enchassé permet de cadencer le récit, d’opposer la vision pure et morale de la princesse à tous les mensonges, tromperies et actes hypocrites de la cour , mais lui montre également que tout finit par se savoir.

  • 3e récit enchassé

Page 76 à 79 : Les mariages et la jalousie de Henri VIII, et l’histoire d’Anne de Boulen, racontés par la dauphine. Ce récit a pour but de montrer que la passion qu’éprouvait Henri VIII pour Anne de Boulen l’a menée à la folie. Cette histoire fait un parallèle avec l’histoire principale (la passion = la jalousie = la mort).

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