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Comment Mme de LaFayette crée-t-elle dans ce personnage le mythe romanesque du coup de foudre ?

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Par   •  22 Février 2016  •  Cours  •  1 511 Mots (7 Pages)  •  310 Vues

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Préparation bac blanc oral :

Comment Mme de LaFayette crée-t-elle dans ce personnage le mythe romanesque du coup de foudre ?

Pour commencer, Mme de LaFayette s’appelle en réalité Marie-Madeleine Pioche de La Vergne. Elle est née le 18 mars 1634 à Paris. Elle fait partit d’une famille aisée de petite noblesse. Elle est décédée le 25 mai 1693 à 59ans, à Paris. Son activité principale était de distribuer des lettres.

Mme de LaFayette était du genre roman et nouvelle. Le mouvement étais le classicisme et la préciosité.

Elle a écrit d’autres œuvre tels que La Princesse de Montpensier qui est une nouvelle de 1662 ou encore Zaida

Annonce du plan

Nous verrons tout d’abord comment Mme de Lafayette met en scène la rencontre de Mme de Clèves et du Duc de Nemours à travers un jeu de regards (I), avant d’étudier la façon dont est évoquée la naissance du sentiment amoureux (II). Enfin, nous aborderons la fatalité présente dès cette rencontre et qui scellera le destin des personnages (III).

I – Le jeu de regards

A – L’importance des apparences

La scène se déroule pendant le bal donné à l’occasion des fiançailles de la fille du roi c’est un événement mondain et toute la Cour est présente.

On voit aux louanges que la dauphine fait de M. de Nemours qu’il est important de bien paraître en société : « ce qu’il y avait de mieux fait et de plus agréable à la cour ».

Dans ce passage, plusieurs éléments indiquent le soin que les protagonistes ont consacré à leur tenue :
« 
Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer », « l’on admira sa beauté et sa parure », « le soin qu’il avait pris de se parer », « trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser »

Ces jeux de regards sont également l’occasion de dresser un portrait physique des personnages, qui insistent sur leurs caractéristiques exceptionnelles :
« 
l’air brillant qui était dans sa personne », « difficile aussi de voir Mme de Clèves pour la première fois, sans avoir un grand étonnement ».

Mme de Clèves ne veut pas montrer qu’elle a reconnu M. de Nemours sans l’avoir jamais vu (« un homme qu’elle crut d’abord ne pouvoir être que M. de Nemours ») et nie même lorsque la dauphine s’adresse à elle : « Je vous assure, madame […], que je ne devine pas si bien que vous pensez. », car elle s’inquiète de l’interprétation qui pourrait être faite.

B – Les points de vue

Plusieurs points de vue différents se détachent de cette scène de bal :

- Tout d’abord, il y a le regard que la Cour pose sur le couple formé par Mme de Clèves et le Duc de Nemours : « l’on admira sa beauté », « les voir danser ensemble », « vous le connaissez sans l’avoir jamais vu ».

- Ensuite, on peut remarquer que le champ lexical de la vue intervient de nombreuses fois lorsque Mme de Clèves ou le Duc de Nemours se regardent l’un l’autre : « elle cherchait des yeux », « vit », « surprise de le voir », « voir Mme de Clèves, « il ne put admirer que Madame de Clèves ».

Ce lexique annonce clairement le coup de foudre entre les deux personnages.

- Enfin, il est intéressant de voir que dans ce passage, c’est le point de vue d’un narrateur omniscient qui prédomine, ce qui ne sera pas le cas dans la suite du roman, où les nombreux moments d’introspection de Mme de Clèves seront marqués par une focalisation interne.

Ici, la narratrice, tout comme la Cour et le lecteur, se contente d’assister à la scène de bal et la décrit de manière objective (« Mme de Clèves […] paraissait un peu embarrassée »), laissant le lecteur deviner les sentiments des personnages.

II – La naissance d’une passion

A – Un cadre d’exception

Dès le début du passage, il est clair que le décor de la rencontre est exceptionnel : c’est un « bal et un festin royal » et il se déroule « au Louvre ».

L’assistance est également exceptionnelle : bien que la Cour ne soit désignée que sous le pronom « on » ou à l’aide de tournures impersonnelles (« il se fit un assez grand bruit », « il s’éleva dans la salle »), on sait que « le roi et les reines » et plus particulièrement « Mme la Dauphine » sont présents.

Cette grandeur contribue à dramatiser la scène, car la rencontre à lieu dans un cadre public, sous les yeux de la noblesse de France.

B – Une scène théâtralisée

Le fait que la scène se déroule lors d’un événement mondain théâtralise la rencontre.

- L’arrivée de M. de Nemours se fait avec fracas, et rend son entrée « sur scène » très théâtrale : « il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de

- Le champ lexical de la vue est omniprésent dans le passage, comme on l’a dit, ce qui montre à quel point la protagoniste et le Duc de Nemours sont au centre de l’attention.

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