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Etude de cas géographique sur le Vésuve

Dissertation : Etude de cas géographique sur le Vésuve. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  14 Mai 2019  •  Dissertation  •  1 596 Mots (7 Pages)  •  47 Vues

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      Khôlle 3 (article) de Géographie :

« Les paysages volcaniques vésuviens : un laboratoire des notions de risque, vulnérabilité et résilience »

Antonella Tufano

  • Introduction :

A notre époque, les catastrophes naturelles se font de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes. Cependant, il ne faut pas négliger le fait qu’elles ont rythmé, de tout temps, la vie des Hommes. Les catastrophes naturelles qui vont nous intéresser ici sont les éruptions volcaniques ; ces dernières sont loin d’être les plus répandues car elles constituent à peine 2% des catastrophes naturelles à l’échelle mondiale, mais leurs observations n’en reste pas moins impressionnantes, donnant lieu à de véritables mystifications. Face à cette brutalité de la Nature, les Hommes ont dû apprendre à réagir, c’est du moins ce que nous explique Antonella Tufano dans son article. De prime abord, il s’agit de replacer l’objet d’étude dans son contexte : le Vésuve s'élève à 1 281 mètres d'altitude dans la région italienne de Campanie, à environ neuf kilomètres à l'est du cœur de la deuxième plus grande agglomération du pays avec quatre millions d'habitants, Naples. Il s'agit du seul volcan d'Europe continentale à être entré en éruption durant les cent dernières années. Il est entré en éruption de nombreuses autres fois au cours des derniers millénaires et est l'un des volcans les plus dangereux du monde en raison de sa tendance explosive et surtout de la population importante qui vit à ses abords. Il a inspiré de nombreuses légendes et représentations au cours des siècles. En effet, ces territoires vésuviens ont été au cœur de nombreuses observations scientifiques, de descriptions littéraires ou bien même encore de représentations artistiques diverses.

Antonella Tufano est professeur de design d’espace à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Nancy. Elle est diplômée en architecture et urbanisme de l’Université Federico II (Naples, en 1992) avec une spécialisation sur la récupération des centres historiques dans les villes méditerranéennes. Dans son article datant de Décembre 2016, elle s’intéresse sur l’aspect « laboratoire » du Vésuve permettant de mieux comprendre les notions de risque, de vulnérabilité et de résilience. Ces trois notions sont des notions clefs dès lors que l’on parle de catastrophes naturelles. En utilisant une approche principalement historique et prenant comme modèle le Vésuve, elle s’interroge sur les différentes postures qu’on prit les Hommes face à ces catastrophes, tout en se demandant si l’observation de cette nature ne pourrait pas déboucher sur une attitude orientée vers la responsabilité, la maîtrise des risques permettant à l’Homme d’accepter et d’intégrer les dangers potentiels de la catastrophe, réduisant ainsi le caractère terrifiant de cette dernière ? De même, elle considère qu’il est intéressant de voir comment l’idée de construction sociale du danger s’est faite et comme elle ouvre une piste différente : l’idée d’une résilience intrinsèque au danger volcanique s’inscrivant dans la vie quotidienne des populations.

Dans son article, A.Tufano écrit que « les causes et les effets des éruptions entrainaient des conséquences aussi variées que les raisons qui font de rester auprès du volcan ». Cette phrase illustre bien toute l’aspect mystique de cette situation : pourquoi les gens restent vivre dans des endroits aussi dangereux ? Peut-on réellement s’approprier un espace naturel aussi dangereux ? La phrase évoque les diverses justifications qu’explicite l’auteur dans son article pour tenter d’y répondre.

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  • Explication des concepts :

Cette étude d’Antonella Tufano fait intervenir de nombreux concept qui se croisent avec la notion de relation au territoire qui se traduit par un aménagement et une appropriation de cet espace. En outre, comme nous l’annonce le titre, la notion de risque est fondamentale dans cet article. Il s’agit de penser le risque en termes d'aménagement du territoire, ce qui consiste à passer d'une logique de probabilité surtout temporelle à une logique de probabilité spatiale. C'est une approche indispensable à la gestion territoriale du risque. L’aléa est, de ce fait, une notion secondaire mais également essentielle, qui ne devient un risque qu'en présence d'enjeux humains, économiques et environnementaux, possédant une certaine vulnérabilité. C’est en effet un phénomène résultant de facteurs ou de processus qui échappent, au moins en partie, au contrôle de l'homme ; et la géographie physique est en cela indispensable pour penser l’aménagement du territoire. Yvette Veyret, dans son ouvrage Les risques, aborde cette notion de l’organisation de l’espace autour d’un risque. Sous un angle nuancé, force est de constater que le milieu volcanique vésuvien ne dispose pas seulement d’inconvénients mais aussi d’avantages liés à l’attractivité touristique, aux apports à l’activité économique et agricole par exemple. Cet article ne peut également pas se comprendre sans le concept de vulnérabilité. Cette dernière exprime le niveau d’effet prévisible d’un phénomène naturel (aléa) sur des enjeux (l’Homme et ses activités), ainsi que la capacité de réaction d’une société face aux aléas. Le dernier concept fondamental de l’article est la résilience, c’est-à-dire, la capacité d’un système, d’une communauté ou d’une société exposée aux risques, de résister, d’absorber, d’accueillir et de corriger les effets d’un danger, notamment par la préservation et la restauration de ses structures essentielles et de ses fonctions de base, selon l’UNISDR (United Nations International Strategy for Disaster Reduction). Enfin, la présence du terme « care » ne doit pas être négligé. L’auteur en donne la définition suivante : c’est « une activité générique qui permet d’accompagner toutes les actions sur et avec l’environnement et le prochain, le milieu habité en somme. ». Pour reformuler, c’est une notion qui se base surtout sur l’esthétique puisqu’elle consiste à intérioriser et donner une sorte de « relationnalité » avec le danger dans le but de lui donner un caractère paysager.  

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